, Avec le festival Destins PluriElles, en Corrèze, voyage dans l’univers du droit des femmes à disposer de leur corps

Avec le festival Destins PluriElles, en Corrèze, voyage dans l’univers du droit des femmes à disposer de leur corps

Lancé en 2017 par le cinéma Véo pour valoriser la création au féminin, le festival de cinéma Destins PluriElles poursuit son engagement féministe et artistique du dimanche 9 mars au mercredi 12 mars.

Une thématique engagée. « Les éditions précédentes étaient consacrées à des femmes artistes (Delphine Seyrig l’an dernier, Alice Guy ou Agnès Varda précédemment) et la programmation tournait autour d’elles », rappelle Charline Fayret, directrice du Véo. « Cette année, nous nous concentrons plutôt sur un sujet et ça tombe bien : les lois Veil ont 50 ans en 2025, c’était difficile de passer à côté. »

« Le droit à l’avortement a encore beaucoup d’écho dans le monde, il n’est jamais acquis, les femmes se battent depuis toujours pour avoir le droit de disposer de leur corps. Et je ne voulais pas me concentrer uniquement sur la France, surtout parler d’autres sociétés où ce droit n’existe pas. »

Pour accompagner ce festival, trois associations locale et féministe : le Planning familial 19, Encore et Réseau SAFE. « L’idée, c’est aussi de promouvoir ces associations. Après chaque film, il y aura un échange. Plein de sujets peuvent être abordés, l’accès à l’IVG, mais encore la représentation du corps ou l’éducation sexuelle ; la base, elle est là et on est là encore sur un sujet d’actualité. »
Une programmation internationale. Le Véo programme donc cinq films qui traversent les continents, Amérique latine, Afrique, États-Unis, Europe. « Fiction ou documentaire, je voulais montrer différentes formes qui illustrent des combats de femmes différents et des personnages différents confrontés à différents niveaux à cette problématique. »

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Le film documentaire Femmes d’Argentine, que sea lay, de Juan Solanas, personnalise la lutte pour la légalisation de l’IVG.

Le combat d’une mère pour libérer sa fille de ses propres entraves dans Lingui, les liens sacrés, celui d’une sportive confrontée au fondamentaliste et à la délation dans Levante ou Never rarely sometimes always, un road-trip de jeunes filles marquées par la violence administrative. Des portraits poignants de femmes en lutte pour la légalisation de l’avortement en Argentine dans Femmes d’Argentine. Sans oublier Annie Colère, sur la lutte du MLAC.

« Dans tous ces films, tous ces pays, il y a une hypocrisie. Les femmes essaieraient d’avorter avec les moyens qu’elles ont. Et à chaque fois, les problématiques politiques et religieuses sont liées. »

Une rencontre exceptionnelle. Son message est éminement politique, son expression artistique et novatrice. L’artiste performeuse Deborah de Robertis sera l’invitée de marque du festival pour une rencontre exceptionnelle mercredi 12 mars, à 18 heures, au Véo (gratuit). Lors d’un échange dynamique avec Mathieu Leyrat, président de la Cour des Arts, elle « expliquera son travail, sa démarche depuis sa formation, pourquoi elle s’attaque au patriarcat, qui est son cheval de bataille. »

Découvrir les dessous de la performance

Deux ans qu’il prépare sa venue. « J’aime la performance, que les gens connaissent peu, et j’ai envie comme dans mes cours d’histoire de l’art de mieux la faire connaître. Et je trouve son message très intéressant. Amener des clés aux gens pour leur faire découvrir le médium de la performance, c’est important. »

Déborah de Robertis, c’est cette artiste performeuse, photographe et vidéaste qui s’est fait connaître, il y a 10 ans, par sa performance Miroir de L’Origine du monde au musée d’Orsay. Jusqu’à sa performance au centre Pompidou Metz, en mai dernier, à l’occasion de l’exposition consacrée à Jacques Lacan et qui lui vaut d’être poursuivie pour dégradation d’œuvres et vol de l’œuvre d’Annette Messager Je pense donc je suce.

« Ce n’est pas son côté sulfureux qu’elle revendique, plutôt le geste politique », précise Mathieu Leyrat. 

La programmation de Destins PluriElles

Dimanche 9 mars. AÀ 18 h 30, Lingui, les liens sacrés, de Mahamat-Saleh Haroun ; le quotidien difficile d’une mère indépendante à N’Djamén.

Lundi 10 mars. À 20 h 15, Annie Colère, de Blandine Lenoir, avec Laure Calamy ; le combat d’une femme, en 1974, aux côtés du Mouvement pour la Liberté de l’Avortement (MLAC). À 18 h 30, conférence Unipop sur « Les lois Veil et le combat pour le droit à l’avortement », par Bibia Pavard, maîtresse de conférences en histoire contemporaine.

Mardi 11 mars. À 18 h 15, Levante, de Lillah Halla ; les aventures, au Brésil, de trois jeunes filles au look queer et de leur camarade trans. A 20 h 30, Femmes d’Argentine, que sea lay, documentaire de Juan Solanas ; en Argentine, une femme meurt chaque semaine des suites d’un avortement clandestin.

Mercredi 12 mars. À 18 heures, Never Rarely sometimes always, d’Eliza Hittman ; le périple de deux ados de Pennsylvanie jusqu’à New York pour faire face la grossesse non désirée de l’une d’elles.

Tarifs : 7 € par film, prix d’une séance spéciale ; conférence Unipop 3 € ; la rencontre avec Deborah de Robertis est gratuite.

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